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L020-1403.74-1 - L'inconnue de Whitechapel
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MessageSujet: L020-1403.74-1 - L'inconnue de Whitechapel Mer 24 Jan - 0:16

Rapport de la mission Jane Doe


Chasseurs pour la mission : Aliester - Benjamin Pressler - Bill Walter (et son chien Wilmar) - Eleanor Milner - Joseph Winstram
Rapport écrit par : Eleanor Milner


14 mars 1874 – 18h – Salle de Briefing de la Fondation

Notre mission est d’enquêter sur le cadavre d’une jeune femme, découvert dans les décombres du Royal London Hospital à Whitechapel. Ce dernier est en travaux, c’est ainsi qu’ils ont découvert le corps. Rien de bien particulier pour le moment jusqu’à ce qu’on s’intéresse au cadavre en lui-même. Il est parfaitement conservé avec de nombreuses marques noires sur le corps et autour de lui se trouvait de la terre noire. Malgré sa conservation assez exceptionnelle, personne ne veut s’approcher du cadavre et tous ceux l’ayant approché ont ressentis un fort sentiment de dégout, voulant s’en éloigner le plus rapidement possible. Il est entreposé à la morgue de l’hôpital et attend d’être étudié et autopsié.


14 mars 1874 – 19h50 – Morgue du Royal London Hospital

Arès un passage à l’armurerie, nous partons pour la morgue où un gardien nous attend pour nous donner les clefs. Ce dernier accomplit rapidement son travail avant de filer, nous souhaitant du courage pour nous occuper de ce cadavre. Nous ne sommes pas encore entrés dans le bâtiment que Winstram a un très mauvais pressentiment sur l’endroit et ce qui nous attend. Son envie d’être ailleurs se fait ressentir.

Une fois à l’intérieur, nous nous approchons du cadavre afin de mieux l’observer. La femme est totalement nue et nous arrivons à mieux discerner les marques sur son corps extrêmement pâle. Deux retiennent particulièrement l’attention de mes partenaires ; au niveau du coeur sont tatoués un pentagramme et un heptagramme. Voyant leur tête déconfite et étant encore étrangère au folklore dont s’occupe la Fondation, je demande ce que ces symboles signifient. J’apprends ainsi l’existence de Baal et Loki, deux entités que je n’espère ne pas croiser étant donnés les descriptions qui m’ont été faites.

Nous continuons l’examen. Mais cela devenait de plus en plus compliqué pour moi. Je ressentais un fort dégout par rapport à cette jeune femme. Je sentais au plus profond de moi un dérangeant malaise. Cela était dû à mon côté angélique sans le moindre doute, mais aussi, au plus profond de moi-même, je ne puis m’empêcher de comparer cette inconnue à ma défunte mère. Ces joues creusées, ces quelques taches sous ses marques noires qui ressemblaient étrangement à celles qu’elle avait quand elle nous a quitté. Comme une sorte d’intuition. Au début j’ai pensé que ce n’était qu’une simple coïncidence, mais sachant que ce mot n’avait pas forcément sa place au sein de la Fondation, je savais que j’allais devoir creuser un peu plus cet intuition que je venais d’avoir (même si j’espérais de tout coeur faire fausse route).

Les symboles sur le corps sont du prédiluvien selon Aliester, une langue très ancienne. Ils ont été tatoués post-mortem. Nous observons également que certaines parties du corps sont devenus noirâtres, comme ses iris, ses ongles et nous supposons son sang étant donné la couleur des veines. Je remarque que sa main est crispée, comme si elle tenait quelque chose. Ce qui était le cas, une fiole en poterie rouge avec une légère odeur d’amande amère, la conclusion qu’elle était remplie de cyanure se fit assez rapidement.


14 mars 1874 – 20h30 – Morgue du Royal London Hospital

Aliester s’occupe de regarder dans la bouche de la morte, qui dégageai également une odeur mais cette fois-ci de cendre. Il réussit à dégager ce qui était coincé dans sa gorge et sortit un long ruban noir avec une pièce au bout, qui était semblait être bloqué à la jonction des côtes. Sur la pièce est représenté un pentagramme avec une tête de bouc à l’intérieur et une inscription en latin.

L’examen continue sans encombre, malgré les éléments trouvés qui nous inquiètent et que nous n’arrivons pas à décrypter pour comprendre la situation. Cependant, les réserves d’huiles semblent manquer, les lampes commençaient à lâcher. Avec Pressler nous cherchons dans les réserves de l’huile pour éviter de se retrouver dans le noir complet, mais à notre grande surprise, l’huile ne semblait pas manquer, bien au contraire. C’est à partir de ce moment que nous nous rendons compte que la situation risque de nous échapper très rapidement si nous ne résolvons pas cette affaire dans les plus brefs délais.

Aliester étudia le ruban, il enleva le mucus qui n’était autre que du sang noircis. Il arrive à lire une inscription en latin que nous arrivons à peu près à traduire : cela parle de convoquer le diable, d’adversaire et d’alliés, de terre à reconquérir et Lucifer. Rien de bon une fois de plus.

Afin de traduire les symboles sur le corps, Aliester et Winstram commence à discuter pour que le mentaliste puisse prendre les informations du démonologue et les mettre dans sa bibliothèque mentale. Malheureusement, juste après cela, il s’effondre et se met à convulser. On tente tant bien que mal de le garder avec nous. Il finit par se réveiller et hurle, je cite « Baal est vraiment une pute ».

Après ce léger incident, nous retournons vers le corps et voyons que le drap était légèrement tombé, nous montrant sa jambe. Nous percevrons alors une forme d’une dizaine de centimètre qui semble se mouvoir, comme un vers sous la peau. Nous observons également que les lampes s’agitaient de plus en plus, formant des ombres de plus en plus grandes. Nous décidons aussi d’enlever totalement le drap et voyons des traces noires à ses talons ainsi que des traces de chaines à ses chevilles. Nous continuons de palper le corps et découvrons une légère forme au niveau de l’abdomen, quelque chose d’assez fin, long et souple. Aliester va alors inciser, en évitant de trancher les symboles et retire un parchemin brulé que Pressler s’empresse de lire et sort trois mots, en latin une fois de plus commençant par la lettre F. Pendant ce temps, une abondance quantité de sang noir s’échappe sur corps et se retrouve dans la bassine qu’on avait placé en-dessous. Mais il commence à déborder alors que nous essayons de le contenir. Ce même sang, au fur et à mesure que le temps s’écoulait, formait doucement mais surement un immense pentacle, allant même jusqu’au mur. Le mentaliste pendant ce temps, réussit à traduire trois symboles sur le corps : « clé », « sauver » et « futur ».

Des bruits étranges commencent à se faire entendre comme de grandes respirations rauques. Pourtant le corps ne bouge pas d’un pouce, toutefois nous remarquons que les yeux se sont révulsés et que ce qui se trouve dans la cuisse tente de s’échapper du corps. La cautérisation semble être le meilleur moyen de s’en débarrasser et Winstram, grâce à la poudre d’une de mes cartouches et son briquet, réussis sans soucis à régler ce problème. La chose bouge encore quelques instants avant de s’immobiliser pour de bon. Un peu plus tard, la forme se dessine plus précisément et nous montre un mille-pattes.

Winstram continue sa traduction et arrive à détecter une phrase presque entière : « Le sorbier protégera du diable à jamais sous la terre repose ». Pressler nous informe que le sorbier est quelque d’assez ambiguë, il était utilisé contre les sorcières mais aussi utilisé pour les baguettes de sorcières.

Nous avançons l’hypothèse que ce corps renferme quelque chose, qu’il était un sceau humain. Ce qui nous inquiète notamment, c’est que ceux qui ont fait ce rituel ont réunis tout ce qui semblait avoir un rapport avec le diable et ont tous assemblés dans un même corps, sans vraiment savoir ce qu’ils faisaient. Et pour le diable en question, il semble avoir un rapport avec le numéro 6, notamment par rapport que les mots trouvés sur le parchemin commencé par la lettre F, sixième lettre de l’alphabet créant le 666. Nous avançons également qu’il serait peut-être en rapport avec Baal et Loki, correspondant respectivement au chiffre 5 et 7.

Nos suppositions sont vites interrompus par les ombres qui se font de plus en plus présentes, créant ainsi une sixième présence dans la salle. Une grande forme noire se matérialise et Winstram tente de communiquer avec elle. Bill Walter et moi-même face à cette scène, sommes de nouveau épris d’un sentiment de dégout et de malaise.

Et pour la deuxième fois de la soirée, Winstram tombe et convulse. L’ombre part en fumée et nous perdons la connexion mentale que nous avions depuis que nous étions rentrés dans la morgue. L’inquiétude nous gagne et apercevons avec catastrophe que nous le perdons vraiment. Bill se penche vers lui et un éclair traverse une première le corps du mentaliste, mais sans effet. C’est au bout du deuxième éclair qu’il revient parmi nous, totalement paniqué. J’arrive à le calmer et nous dit qu’il faut mettre le corps dans du sorbier avant minuit. Il revient à peu près à lui, mais est pris d’une colère que nous n’arrivons pas à expliquer et hurle les évènements liés à ce cadavre.

De ce que j’ai pris compris ; cette femme était une nonne qui vivait dans le couvent qui se trouvait à cet endroit avant l’hôpital. Elle était rentrée dans un groupe de sataniste et avec ses camarades ont tenté un rituel afin qu’elle porte l’enfant du démon. Mais ils ont été arrêtés avant par un autre groupe mystérieux qui ont enfermé le corps dans un cercueil de sorbier et qui lui ont fait ces tatouages pour bloquer ce qu’il y avait à l’intérieur d’elle.

Pressler commence à chercher à moyen pour sortir, la porte étant bloqué, surement par l’entité qui veut sortir également. Pendant ce temps, nous replaçons le parchemin
ainsi que le ruban et la pièce à l’intérieur du corps afin de le sortir et l’enterrer. Aliester s’occupe de recoudre, mais à cause d’un Winstram qui ne semble ne s’être toujours pas remis de son voyage et qui insulte le cadavre de tous les noms, il fait un mauvais geste qui incise une branche d’un des pentacles tatoués au niveau du coeur. Pendant qu’il recousit la chair afin de refermer le symbole, nous nous occupions de la fenêtre et du volet pour avoir notre sortie. Non sans mal, nous arrivons à l’ouvrir et observons de la rouille noire sur les contours. Je retourne auprès d’Aliester pour l’aider au cas où. Pendant l’opération, je remarque que ses doigts commencent à noircir, comme nécrosés. De nouveau un fort sentiment de dégout m’envahit, mais cette fois-ci pas à cause du corps, mais bien d’Aliester. Son côté démonologue ne semble pas plaire à mon côté angélique.

L’ambiance de la pièce se fait de plus en plus oppressante et inquiétante, de forts battements de coeur se font entendre et l’atmosphère pesante. Il ne nous restait plus beaucoup de temps pour aller l’enterrer. Les autres étaient partis chercher un sorbier, surement là où le cadavre avait été retrouvé. Nous n’avions pas le temps de trouver un arbre complet, il fallait compter sur la terre noircit qui contenant surement des morceaux du cercueil en sorbier. Nous transportons le corps avec Aliester à l’extérieur, corps qui commençait à pleurer des larmes de sang noirs et le pentagramme envahissait de plus en plus la salle. La situation devenait urgente.

Nous allons là où le corps a été retrouvé. Avec Pressler, nous enterrons rapidement le corps pendent que les autres vérifient qu’aucun bout d’ongles ou de cheveux ne dépassent. Pendant qu’Aliester et Pressler ajoute une croix et du sel autour de la « tombe », avec Bill et Joseph nous retournons à la morgue.

Minuit sonne. Le pentagramme a totalement disparu, laissant simplement des traces de moisissures noirâtres. Il semblerait que nous ayons arrêté à temps la venue d’une créature se rapprochant de l’Antéchrist. Fin de la mission.
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