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L020-0303.74-1 - Maxwell Roth
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MessageSujet: L020-0303.74-1 - Maxwell Roth Mer 24 Jan - 0:04
Une nouvelle journée, une nouvelle mission, une nouvelle occasion de purger la belle Londres des créatures infectent qui cherchent sans répits à en souiller l’âme et le cœur.
Je dois saluer la bienveillance d’Abel qui, pour une fois, m’a fait participer à une mission qui n’implique pas de coopération contre nature avec l’un de ces êtres de la nuit. Bien que leur efficacité soit indiscutable, il me faut avouer que l’idée de combattre le mal par le mal ne m’enchante guère et je ne l’accepte uniquement  que dans l’idée qu’à la première faute commise par ces abjectes créatures sans âmes, je serai celui qui les tranchera.
Au lieu de cela, j’ai fait équipe avec la menue soigneuse Flora, que je pensais plus jeune d’après les récits entendu de ses précédentes missions, ainsi que 3 nouveau, une jeune femme à l’aspect sauvage et aux armes à feu apparentes, un bretteur à l’aspect élégant, un autre semblant être un expert dans la traque et pour finir un troisième homme que je décrirais simplement comme étant l’une de ses catins de mentalistes qui ont probablement vendu leur âme et Dieu-sait-quoi d’autre pour obtenir des pouvoir contre nature.

Je lui adresse un sourire qu’il me rend, sans remarquer ma main qui caresse tendrement le manche de ma dague, promesse à venir d’un lendemain ou les mentalistes aussi seront perçus comme les Midians qu’ils sont. Bientôt, mon ami, bientôt…

************


La mission du jour semble simple, et me provoque de petites piques de plaisir rémanent d’un passé lointain. Un braquage fait par une petite bande, dont certains des membres ont connu le poids de mon marteau à l’époque où j’étais encore le Juge Von Castle.
La banque de Londres a été braquée. En soit, c’est déjà un événement inhabituel au vu de la sécurité déployée sur l’endroit, mais un petit détail ne colle pas : les larges portes en acier semblent avoir été littéralement tordues à mains nue. Seule une créature infernale aurait pu faire une telle chose, d’où l’implication d’Hellsing dans cette affaire.
Pendant que certains font des recherches sur les possibles créatures ayant fait ce genre de marques, je cherche dans les dossiers du gang suspecté du cambriolage. Je m’aperçois rapidement que le chef de cette bande, un certain Maxwell Roth, possède un profil très spécifique : celui d’un criminel si doué que si il n’est pas stoppé rapidement, ses crimes se mueront en actions légales, rendant le personnage intouchable. Cela commence par des crimes d’argent, risqués pour le bandit, ou il amasse un maximum d’argent, puis par des crimes d’influence, ou il utilise l’argent amassé pour s’imposer auprès des autres bandes et des habitants de son quartier… ce qui amène aux crimes de pouvoir, stade ou l’individu ne s’implique plus directement dans les entreprises criminelles et se contente d’échanger son argent son et influence grandissante contre un pouvoir politique constamment plus important.
Les rapports disent que l’individu a su tromper trois fois la police pour éviter le procès. Qu’il a monté sa propre bande qui empiète depuis quelques mois sur les bandes rivales dans une ascension fulgurante laissant à penser qu’il a découvert un atout secret, magique ou non. Qu’il soit lié ou non au secret Midian, il s’agit à mon sens d’un individu à stopper au plus vite.

**************


Le temps passe vite quand on est en chasse. Après un trajet sans encombre jusqu’à la banque gardée par des membres d’Hellsing déguisés en agent de la force policière, nous voilà tous examinant les lieux du crime. La jeune Flora n’a pas souhaitée nous suivre, chose que j’ai trouvé assez surprenante de la part d’un agent d’Hellsing. Mais suite à la proposition de l’agent de satan de maintenir une connexion mentale avec cette dernière, j’ai jugé qu’il ne serait pas inutile de conserver une personne capable de nous fournir les informations de nos archives à tout moment. En espérant qu’aucun de nous n’aura un besoin vital de soin, bien entendu.
Prit par cette étrange impression qu’il se trouve ici des relents… de tricherie ? Je ne compris pas sur le moment pourquoi j’eu ce sentiment, me contentant de balayer la scène de mes yeux experts à la recherche des traces d’un crime tandis que mes compagnons s’intéressent à l’aspect surnaturel de l’affaire.
Les yeux perdus sur la porte portant encore la marque des mains formidables qui l’ont fait ployer par la force brute, et dans lesquels ont peut distinguer des restes d’acier fondu par une chaleur d’origine encore inconnue, je n’ai pas remarqué, ni moi ni les membres de mon équipe, la disparition soudaine du jeune bretteur. Et pour ma plus grande surprise, selon les dires de la jeune femme qui nous accompagnait, le bretteur aurait disparu dans un tableau accroché là. Un tableau qui dénotait pour deux raison : son apparente laideur et son emplacement particulier, hors de propos dans une banque de ce standing. Heureusement, nous avions justement une personne capable de nous renseigner à l’aide des archives d’Hellsing, la fameuse Flora, restée à l’arrière justement pour ce genre de situation…mais non, en fait, d’après le fils de catin qui nous accompagnait et qui maintenait le lien mental avec Flora, celle-ci avait quitté son poste, probablement pour rencontrer un de ses nombreux amants ou pour se balader dans la vie pour s’acheter une paire de nouvelles chaussures. Elle nous était donc complètement inutile, comme mon instinct de Juge infaillible me l’avait soufflé.
Chacun de mes camarades toucha le tableau et fit une mine de dégout. Celle de la jeune femme me rappela tout de même certaines réactions que je peux avoir, parfois. Pour revenir sur le tableau, donc, la peinture semblait se détériorer à chaque toucher, devenant de plus en plus décrépite à chaque contact et il semblait en exhaler une impression de pourriture et de vice. Ne voulant pas tenter l’expérience de toucher cette croute artistiques aux origines incertaine, j’ai donc décidé une autre approche.
J’ignore depuis combien de temps, si c’est depuis ma naissance ou si ce n’est que depuis peu, mais le divin m’accompagne à chaque pas. J’en porte les traces dans ma chair, dans les marques des brulures que la présence divine en moi a causées… et également dans mon sang.  J’en verse quelque goutte dans ma gourde, qu’une prière achève de consacrer. Et cette eau bénite, j’en lance une petite giclée, comme un test, et quel n’est pas ma surprise de voir le tableau reprendre son aspect blanc et immaculé.
Je suspends mon geste, conscient que je viens peut être de tuer l’homme coincé à l’intérieur, mais rien n’y fait, la pureté blanche et virginale gagne l’ensemble du tableau, pendant que je fais une prière en hommage du sacrifice du bretteur qui a donné sa vie pour la destruction de cette œuvre diabolique.
Mais les choses tournèrent pour le mieux, puisqu’enfin arrivée à Hellsing, la jeune Flora, probablement rentrée de son rendez-vous chez le coiffeur pour dame, est tombée directement sur notre compagnon perdu. Nous pouvions donc continuer les investigations.

*******************


Il était à présent temps d’interroger le personnel. Avec ma délicatesse spontanée, j’entrepris d’interroger le jeune Billy, qui sembla s’attacher fortement à moi, ce qui était indéniable puisqu’au moment de le quitter, il ne put s’empêcher, tremblant de tous ses membres, de verser quelques larmes de regrets pour mon départ. Je pris bien soin de lui serrer la main afin de m’assurer de sa nature profonde, les Midians brulant à mon contact.
J’interrogeais ensuite sur le tableau les autres employés…. Et remarquait 2 choses : La première, tous semblaient innocents. La seconde, un dessin se formait à mesure que je maintenais le tableau devant moi pour le leur montrer.

Intrigué, je laissai le dessin se former, qui montra l’image d’un ange tenant dans ses mains une torche et un marteau… Mes autres compagnons firent également l’expérience, et il semblait que le tableau reflétait la nature profonde de ceux qui le tenait. Et plus surprenant, il semblait que la jeune femme armée de toute part était un ange. Un Néphilim sans doute, ce qui me fit penser à un certain Edward avec qui j’avais autrefois fait quelques missions. La même sensation de pouvoir, le même amour pour les armes à feu multiples. Je lui en fis part, usant de ma tendresse naturelle de père, afin de lui exposer la chose la plus simplement possible, ce qu’elle prit avec tant de reconnaissance qu’elle en resta sans voix. Mais l’enquête n’était pas terminée, et il nous restait une dernière personne à interroger.
Aussi bien Billy que le directeur, tous nous pointait dans la direction de l’homme qui s’occupait du décorum de la banque, un agent qui, hasard fâcheux, était absent depuis maintenant une semaine…
L’homme qui le replaçait était un vieillard trop sénile pour être sincère. Une fois dans son bureau, l’interrogatoire put commencer. Il ne semblait pas réagir à ma main, mais pour être sûr, je bus une rasade d’eau bénite, attendant la première occasion. Occasion qui se présenta quand il lâcha une légère insulte à notre encontre en maugréant. Feignant l’indignation je lui crachai, sous l’effet d’une surprise feinte, une bonne rasade d’eau bénite, sans que cela n’eût d’effet en dehors d’une soudaine irritation de sa part.
Et puis les choses s’accélérèrent. Je remarquais soudainement que les yeux du vieillard avaient pris une teinte jaune surnaturelle. Mon sang ne fit qu’un tour, ma claymore n’en fit qu’un demi avant de s’enfoncer dans le crane de la créature qui s’effondra aussitôt, tuée dans la fleur de sa malveillance dans une flaque de sang noir.

Je réalisai, quelque secondes plus tard, que le mentaliste de notre groupe, cette chienne impie, était tombé à terre, la tête entre ses mains, comme paralysé, et c’est avec regret que je compris que je lui avais probablement sauvé la vie. Un bruit de fuite se fit entendre à l’arrière de la pièce, mais ma claymore étant encore coincée dans la tête de la créature que je venais d’occire, je ne pus pas me lancer à sa poursuite, laissant ce travail à notre compagnon traqueur qui, hélas, ne fut capable de le traquer.
C’est ainsi que se termina la première partie de cette mission, avec un nouveau cadavre sur les bras, un tableau  aux propriétés mystérieuse et un vol encore à résoudre.
Le cadavre fut fouillé rapidement, et quand un étrange anneau lui fut retiré du doigt, son corps reprit forme. Je compris alors que je venais de tuer un humain possedé.
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MessageSujet: Re: L020-0303.74-1 - Maxwell Roth Mer 24 Jan - 0:07
Que ceux qui tremblent devant la puissance divine ne lisent pas les mots qui vont suivre. Il s’y trouvent des secrets qui pourraient épouvanter leur cœurs impies. Réflexion faite, lisez, et apprenez ce que vous réserve le Jugement de ceux qui vous maudissent.

La seconde partie de se rapport débute donc par ce moment ou j’ai réalisé que je venais de prendre une vie humaine. Je dois l’admettre, au plus profond de mon cœur endurci par l’expérience de la mort, j’ai cru ressentir pendant un instant fugace l’ombre de l’étincelle d’un remord.

Mais en réalité, j’ai rapidement réalisé que c’était un bout minuscule du crane de celui que je venais d’occire qui c’était logé dans mon vêtement, y provoquant une légère sensation de pincement. Ne pensant plus à ce Jugement prompt et justifié, je décida de fouiller la pièce. Il s’avérait que le vieil homme désormais mort s’occupait de comptabilité illégale pour le compte de notre cible. Fait surprenant, beaucoup d’argent était donné à de petites entreprises dans leur luttes contre les grandes. Des gens désespérés, a qui Maxwell Roth apportait son aide… Cela confirmait mes soupçons sur l’individu, qui après l’argent, était maintenant en quête d’influence. Et bientôt le pouvoir, donc. Détails très intéressant, les noms et adresses de certains de ses lieutenants figuraient dans ses papiers, dont celui d’un homme qui m’était étrangement familier.

Après quelques instant de recherche, le bretteur et Flora nous avait rejoint, trop tard, et nous les mirent au courant de ce qu’ils avaient manqué. Vindicative, La jeune Flora me surprit quand elle exigea avec une violence surprenante pour son corps frêle l’anneau à cette petite pute de mentaliste qui nous accompagnait.

Mais tout cela ne m’intéressait pas. Il était temps de se reposer, pour moi de laver le sang de ma douce Claymore, et de passer à la seconde phase de l’enquête. Après un nouveau voyage sans incident jusqu’à Hellsing, il fut temps pour nous tous de faire de nouvelle recherche.

***************


En épluchant les documents légaux, je finis par me souvenir de la raison pour laquelle le lieutenant me semblait familier. Ancien habitué des tribunaux, j’avais eu autrefois à le juger pour vol, agression, et usage de stupéfiants. Et quelle ne fut pas ma surprise, doublée, je l’avoue volontiers, d’un amusement sans pareil, que de constater que le lascar avait trouvé un nouveau travail en tant que surveillant… d’une usine chimique produisant des drogues médicinales, dans la City qui plus est.

Revenant auprès de mes compagnons, je réalisa que la jeune Flora continuait dans la lancée vexatoire envers cet enfant du diable de mentaliste. Bien que ce déchaînement gratuit de brutalité n’était pas pour me déplaire au vu de la victime en question, il me sembla intolérable qu’un compagnon qui jusque là avait été utile à tous soit houspillé par un autre qui nous avait complètement abandonné. Lui intimant de se calmer, elle se retourna contre moi pour m’insulter à mon tour. C’en était trop, et je décida donc de lui assener ses quatre vérités. C’est alors que je les vis: ses deux grands yeux arboraient le jaune du démon.

Ma main se porta aussitôt à ma claymore, prêt à purifier cette pauvre âme qui était manifestement sous l’influence d’entités démoniaques. Par respect uniquement pour la réputation qui la précédait (une demi-ange, tout de même!) je lui fit remarquer l’aspect de ses yeux, prêt à lui faire rejoindre le vieil homme de la banque si la réponse ne me plaisait pas, quand elle me montra sa main, ou la bague était enchâssé à) l’un de ses doigts. Elle annonça que c’était un test, et j’en fut stupéfait. Non par l’action de la bague, que j’avais vu auparavant, mais dans la capacité de celle qui nous avait abandonné en début de mission à enfiler les objets impies et à se parader ensuite devant moi et ma douce Claymore. Comment diable a t elle pu vivre aussi longtemps avec une telle attitude, cela me dépasse!

Toujours est il que je leur fit part de ma découverte faite plus tôt dans ce rapport: un lieutenant de notre cible, à un travail officiel et légal, et qui plus est proche de nous, dans une zone sans risque. Mais ces derniers semblaient trop absorbés par leur tests avec les objets impies. Une seconde fois, puis une troisième je les enjoignis à me joindre pour faire parler le junkie, mais sans succès. Alors, jugeant que le temps était compté et le danger minime (j’aillais le confronter sur son lieu de travail, là ou il serait enclin à ne pas vouloir faire de scandale), je décida de m’y rendre seul, les laissant à leur divagations et experiences obscures.

*******************


L’usine en question s’avéra facile à trouver. Un homme à l’entrée, probablement en charge de l’endroit, reconnu la description faite de ma cible, mais me refusa tout de même l’accès à ce bâtiment tant que je ne déposais pas ma claymore. Après quelques négociations infructueuse, et craignant que le junkie n’ai vent de ma présence si je l’attendais à la sortie, je confia ma Claymore à l’homme qui me promis, après que je lui ai fait les menaces d’usage, d’en prendre le plus grand soin.

Puis je pu trouver le junkie, un solide gaillard qui devait faire dans les 2 mètres de haut pour au moins 200 livres de muscles, à son poste comme je m’y attendais. Ne voulant pas perdre de temps, n’utilisa aussitôt mon instinct aiguisé par des années dans les tribunaux pour le sonder. Une chose me frappa: la terreur dans ses yeux à l’évocation de son patron. Ce Maxwell Roth semblait plus dangereux que prévu, pour inspirer tant de crainte à ses hommes. Il ne cessa de me répéter «pas ici», ce qui me poussa à tenter d’utiliser ce biais pour le faire parler. Enfin, il fit un mouvement de main vers sa poche qui ne m’échappa pas. Sans doute un de ces objets démoniaques d’y trouvaient.

Tentant de lui attraper la main, il fut plus rapide. Un coup de poing adroit de sa part me brisa le nez, et il me saisi violemment, ce qui déclencha en moi une fureur sourde. Ce fut le coup que je lui porta avec la tête qui le fit vaciller, et il prit en main l’objet, un crucifix…

Mes amis, et autres créatures infâmes qui peuplent parfois Hellsing, vous comprendrez alors ce qui suit, au vu de l’hérésie contenue dans cet objet sain devenu celui du démon.

Il me saisit par le bras, l’inconscient, avec sa nouvelle force, geste que par la force du pardon que j’arrachai de mes entrailles, le conduisit à voir sa main brûler d’un feu divin. Il décida de fuir, le fourbe, et je le suivi jusqu’à l’arrière cour. Il tenta de m’attaquer de dos et par surprise, mais même sans arme, Dieu était à mes cotés. J’évitai avec aise cette fourberie, et utilisant la force de ma rage, je lui attrapa le bras. Et le brisa.

J’entendis alors un cri atroce de douleur, l’homme lâchant le crucifix maudit, demandant grâce. Ce que je lui accorda. En lui brisant ce même bras en un second endroit.

L’homme devint très coopératif, et m’avoua que Maxwell Roth avait trouvé dans les sous sols d’un théâtre, son repaire, un pouvoir étrange que personne ne comprenait. Il expliqua également que l’usine chimique avait reçu des commandes de la part de ce même Maxwell pour des médicaments en masse destiné à certains hôpitaux souffrant d’un manque. Toujours plus d’influence, auprès des pauvres d’abord, puis de certains bas notable, l’homme se créait pièce par pièce un empire. Je conseilla au junkie de faire passer sa blessure pour un accident de travail en simulant un accident, pour nous éviter à tous les deux des problèmes, et je retourna à Hellsing. Je prévins rapidement mes camarades des découvertes que j’avais faite, puis une fois mon nez remis en place, et après une prière faite au Tout-Puissant, je m’endormis, certain que comme demandé, mes compagnons me réveilleraient avant de bouger. La prochaine étape était donc le sous-sol du théâtre de Maxwell.

Ma nuit fut tranquille. Comme dans un rêve, je crus voir une silhouette me sourire, avant que mes yeux ne se referment. Et alors….

*************************


Réveil désagréable. Bras douloureux au poignets. Poignets attachés. Chaine autour des poignets.

Maxwell Roth souriant devant moi.

Je me réveilla enfin pleinement. J’étais enchaîné avec tous mes camarades d’Hellsing, à savoir le Traqueur, La Néphilim et le Bretteur. Oh, et il manquait Flora et le mentaliste, mais ils n’avaient jamais été essentiel à l’équipe à mon sens, l’une n’ayant aucune utilité puisqu’elle refusait de nous accompagner ou de faire quoique ce soit,et l’autre a cause de son statut de catin de cirque. Ces deux là ayant probablement du s’être éclipsé ensemble pour jouer à Adam et Eve, je n’étais pas particulièrement inquiet pour eux.

Maxwell Roth se tenait devant nous, et nous fit un speech de corruption. A mes oreilles, si je me souviens bien, cela sonnait comme ça: hérésie, je suis un hérétique, hérésie, ha ha ha, je suis le méchant, hérésie, hérésie, pacte avec le diable, ou avec je ne sais pas quoi parce que je n’ai pas pensé à demander, hérésie, hérésie, hérésie.

Pendant qu’une cible rouge se dessinait au dessus de sa tête (ce qui arrive généralement quand je rencontre ce genre d’individu), je fut surpris d’entendre le bretteur être tenté par ce beau discours. L’homme menait des activités criminelles en utilisant des pouvoirs contre nature, proposait une alliance à Hellsing, nous demandait de mentir à nos supérieurs… Et ce petit nouveau pensait que c’était une idée intéressante. Il n’avait manifestement jamais rencontré Abel ou Samaël, ou en tout cas tester les limites de leur tolérance face au mal, limites qui feraient presque pâlir les miennes.

Après un coup d’œil à mes chaînes, je jugea qu’en me déboîtant le pouce, je pourrai aisément me libérer. Derrière Maxwell se tenait une rangée d’homme masqué et armés, l’ensemble me faisant penser à un rite satanique. Nos armes étaient toutes disposées devant nous, comme par défi. Je finis par répondre à l’homme à la source de tout, celui qui nous avait fait mystérieusement enlever. Je lui fit comprendre à quel point son entreprise de corruption était vaine. Et c’est là que tout dérapa. Sans que je comprenne comment, nos chaînes se défirent. Je me levait aussitôt, saisissant l’occasion sans réfléchir, et je vis la jeune Néphilim bondit sur ses armes et tirer avec une vitesse surnaturelle que je n’avais vu qu’une seule fois chez un certain Edward Dellinger. Du coin de l’œil, je vis le traqueur tenter de s’emparer de ses propres armes et le bretteur…. s’enfuir.

Si l’urgence n’avait pas été de mise, j’aurai été stupéfait de cette lâcheté, mais le temps n’était pas au considération de ce genre. C’était l’heure de tuer de l’hérétique.

Je lança une dague à disposition sur Maxwell qui la reçu dans le flan avant de me faire moi-même embrocher par l’un de ses sbires. Pour cela, il obtint mon pardon, qui s’accompagna de divine flammes bleutées Le malotru s’effondra au sol, et il s’avéra que pendant mes actions, mes compagnons (dont ce lâche de bretteur ne faisait donc plus partie) n’avait pas démérité, puisque la plupart des hommes fuyaient sous les balles de la Néphilim et que Maxwell avait été capturé par notre traqueur. Mission accomplie.

Et puis je finis par entendre un petit cri frêle. A ma grande surprise, il s’agissait de Flora, qui n’était pas à une séance de shopping, mais bien avec nous, dans la fange, la boue et le sang! Et je reconnu aussitôt devant elle la silhouette qu’elle tentait de retenir, la même qui nous avait tous capturé.

J’étais épuisé, le corps transpercé par une épée, pas en état de me battre. C’est dans ce genre de situation qu’un homme se doit de prendre ses responsabilité et de faire preuve de bravoure. Arrachant l’épée, au risque de me causer une hémorragie, je parti rejoindre Flora pour tenter de plaquer son adversaire. L’ange m’habitant ayant la fâcheuse tendance à me brûler, je comptais sur lui pour cautériser la plaie que j’avais moi même aggrandie.

Il s’avéra que la Néphilim avait eu la même idée. A deux, Séraphin, Néphilim, nous rejoignîmes la jeune Chérubbin qui tentait à elle-seule de contenir notre ennemi le plus puissant… ennemi qui dans un sourire s’évapora. Elle pire arriva.

Ce fut une explosion de lumière et de douleur: brûlé puis soigné, tué et ressuscité, je fut tourmenté par deux puissance divine opposée pendant ce qui me paru une éternité. Et une petite voix, grave et profonde, se fit alors entendre au plus profond de moi. Pour la première fois, le Séraphin me parla directement « On termine en beauté?»

Une puissance sans pareille me submergea. Ce n’était plus une simple étincelle divine, c’était la main du tout puissant qui me guidait. Non, plus que ça, j’étais la main du Tout-Puissant!

Mon regard balaya tout Londres depuis le ciel. Dans une triple osmose, je sentais que tout était possible, que je n’avais qu’a le souhaiter pour le voir exécuté. A mes cotés, la Néphilim et la Chérubin semblaient dans le même état, comme si nous étions liés, comme si nous ne formions qu’un. Je souhaitai la destruction du mal. La Néphilim souhaitai la destruction de tous les vampires. Flora souhaitait s’opposer à nos vœux. C’est ainsi que le sort qui nous liait se brisa.

A mon réveil, nous étions au sol, faible, nos corps recouvert partiellement d’argent comme vous pourrez le constater par vous-même.

La mission était terminée.

Concernant Maxwell Roth, je conseille d’en extraire toutes les informations possible et de détruire tout son réseau. L’individu est trop dangereux pour être laissé libre et trop intelligent pour être manipulé.
Concernant le Bretteur, qui s’avère être le cousin Pressler, je recommande un blâme pour sa fuite honteuse.
Je propose de ne pas tuer tout de suite le mentaliste,puisqu’il a su se montrer utile.
Je conseille de prendre le plus grand soin des deux nouvelles recrues, la Néphilim et le Traqueur, qui ont été d’une aide inestimable.
Je me réserve concernant mon jugement sur Flora, sa présence sur la fin de notre mission ayant été particulièrement louable.

Puisse Dieu protéger le Royaume et la Reine
Puisse nos bras pallier aux épreuves du Malin
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